Une démarche permanente, des instances dédiées

La concertation : au cœur du projet

Depuis 2011, un dialogue permanent s’est instauré avec les acteurs locaux : autorités locales, élus, pêcheurs, associations, habitants, etc. Grâce aux échanges mis en place, le projet proposé intègre l’ensemble des enjeux du territoire : innovation technologique, protection de l’environnement, usages de la mer et développement économique local. 10 ans plus tard, cette démarche de concertation a permis l’émergence d’un véritable projet de territoire.

Trois instances de concertation

Depuis 2013, plusieurs instances ont été volontairement créées avec les acteurs locaux pour prolonger les temps forts de concertation préalable officiels et faciliter leur participation dans toutes les phases du projet.

Le comité de liaison

Instance centrale de concertation, le comité de liaison est ouvert à tous et rassemble vingt à trente personnes sur le principe du volontariat. Ce comité rassemble associations, représentants de la pêche, de la plaisance et de la navigation, acteurs du monde de l’économie et des collectivités locales, élus, autorités portuaires, etc. Ses membres suivent les actualités du projet et coordonnent les actions de concertation.
Depuis sa création, ce comité s’est réuni plus d’une quinzaine de fois. Ses membres ont par exemple été consultés à propos des changements technologiques, en 2016 et 2017, mais aussi sur le dispositif de concertation grand public proposé au printemps 2017. En 2018, le comité a suivi le déroulement et les résultats de l’enquête publique. En 2019, il s’est consacré à accompagner la délivrance des autorisations administratives et à suivre les nouvelles attentes du territoire en prévision de la phase de réalisation. Début 2021, il s’est déjà réuni à deux reprises dans le contexte du démarrage des premières réalisations sur la zone portuaire, et pour examiner les mesures proposées sur le plan environnemental.

Le comité scientifique

Cette instance consultative ouverte à tous réunit des associations environnementales reconnues, des gestionnaires d’espaces naturels et des experts des milieux marins et de l’avifaune, sur le principe du volontariat et du bénévolat. Entre 2014 et 2017 le comité scientifique s’est rassemblé à une dizaine de reprises et a formulé des préconisations concrètes en matière de suivi des écosystèmes marins et de l’avifaune, qui forment encore aujourd’hui l’ossature du programme de suivi environnemental du projet.
En 2019, suite à la délivrance des autorisations administratives, ce premier comité a vocation à être remplacé par un comité de suivi officiel « chargé de suivre le déroulement du projet durant l’ensemble des phases, la mise en œuvre des engagements du maître d’ouvrage, et les prescriptions définies par [les arrêtés] concernant l’environnement. Il est présidé par le préfet des Bouches-du-Rhône ou son représentant. Sa composition, son fonctionnement et ses compétences sont fixés par arrêté préfectoral. Cet arrêté pourra prévoir la création d’un conseil scientifique constitué d’experts, qui pourra intervenir en appui au comité de suivi. » La mise en œuvre de ce comité indépendant doit intervenir courant 2021.

Le Groupe de travail « Mobiliser les entreprises locales autour du projet »

Dès le début du projet, les acteurs locaux ont souligné un enjeu clé : favoriser les retombées du projet au bénéfice du territoire. Ainsi, dès 2014, un groupe de travail intitulé « mobiliser les entreprises locales autour du projet » a été créé pour travailler particulièrement sur l’économie et l’emploi. Il réunit l’équipe projet, les partenaires industriels, les différents représentants locaux de l’économie et de l’emploi ainsi que les collectivités territoriales. L’objectif : leur partager le projet et les besoins suscités par cette nouvelle filière afin qu’ils puissent se préparer et saisir les opportunités en temps voulu.
En 2015, ce groupe avait déjà lancé plusieurs actions, dont un forum des entreprises. De nouveau réuni en juin 2017, puis en 2018, et enfin en 2021, le groupe de travail a depuis élaboré une feuille de route pour favoriser la participation de l’écosystème régional aux futures consultations dans le cadre du déploiement du projet. En parallèle, des actions sont menées auprès des écoles et universités de la Région, pour préparer les formations correspondant aux emplois de demain : ingénieurs, techniciens de maintenance, etc.